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Dimanche 3 juin 2007
Le 02/06/2007 à 18:43

Ségolène Royal s'est insurgée samedi contre le fait qu'un rapport finalisé fin 2006 et dressant un constat accablant des relations entre police et population en Seine-Saint-Denis ait été "caché aussi longtemps", évoquant "des vérités qui dérangent".

De passage à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), pour soutenir les candidats socialistes aux législatives, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle a demandé au président de la République quelles décisions vont être prises pour "rétablir l'indispensable lien de confiance entre la population et le grand service public de la police".

Mme Royal faisait allusion à un rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES), qui dépend du ministère de l'Intérieur, rapport auquel l'AFP a eu accès samedi. Ce document, demandé par le Préfet de Seine-Saint-Denis mais jamais rendu public officiellement, évoque un "climat d'insécurité permanent" entre police et population dans le département, climat qui risque même de s'envenimer.

Mme Royal a rappelé que le préfet de Seine-Saint-Denis avait déjà précédemment "tiré la sonnette d'alarme" mais que "le ministère de l'Intérieur d'alors, qui est l'actuel président de la République, l'avait réduit au silence".

"Je demande au président de la République pourquoi ce rapport a été caché aussi longtemps et quelles décisions vont être prises sans tarder pour rétablir les moyens de fonctionnement de la police", a insisté la présidente de Poitou-Charentes: "Sans doute pendant la présidentielle ne fallait-il pas dire des vérités qui dérangent".

Précisant que ce rapport a été sorti "grâce à quelqu'un qui a envie que la vérité se fasse jour", Mme Royal a affirmé que "maintenant il faut que l'on passe à l'action".

Dans un esprit d'"opposition constructive", Mme Royal a souhaité que ce rapport soit "pris en considération" et que "toutes les conclusions qui en sont tirées soient retenues, en particulier que la police de quartier soit créée".

"La police de proximité et la police de quartier sont des solutions pour rétablir l'ordre juste dans des endroits qui en ont besoin", a ajouté Mme Royal, selon qui "on voit les dégâts auxquels a conduit la suppression" de ce type de police.

Mme Royal a suggéré que le service public de la police "soit présent et ouvert quand la population en a le plus besoin", notamment la nuit.

La direction générale de la police nationale (DGPN) a indiqué samedi que ce rapport de l'INHES était un "document interne qui n'avait pas vocation à être diffusé".

© 2007 AFP
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Dimanche 27 mai 2007
Ségolène Royal a lancé samedi un vibrant appel à la mobilisation pour les élections législatives aux 17 millions d'électeurs qui ont voté pour elle au second tour de la présidentielle.

"Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs. Il faut que les 17 millions d'électeurs qui m'ont donné leur voix viennent voter", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes lors d'un point de presse à la mairie de La Rochelle, en marge d'un déplacement de soutien aux candidats aux législatives.

Ségolène Royal, qui a reconnu avoir entendu parler de démobilisation, a rappelé que "les électeurs ne doivent pas rester chez eux".

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, qui est peu apparue en public depuis sa défaite le 6 mai face à Nicolas Sarkozy, a estimé que le mouvement qui s'est déclenché autour de sa candidature à l'Elysée ne devait pas s'arrêter.

"Il est important que ce mouvement de fond qui s'est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives", a-t-elle dit. "Quelque chose s'est déclenché qui ne doit pas s'arrêter", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a dit voir dans le scrutin législatif des 10 et 17 juin "un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains", allusion à une possible victoire écrasante de l'UMP prédite par les sondages.

"COUP DE GUEULE"

Au cours de son déplacement, Ségolène Royal a noté que "les législatives donnent lieu à des petites phrases" mais qu'elle ne voulait pas "participer à cela".

"Les gens n'en veulent plus, ça continue et il faut que ça s'arrête", a ajouté la député des Deux-Sèvres, sans donner toutefois d'exemple précis de dissonances entendues au sein du Parti socialiste quant à la campagne législative.

La candidate du PS à la présidentielle a indiqué que "ce n'est pas moi toute seule qui fais campagne. J'ai dit que j'étais disponible pour les meetings mais ce n'est pas un troisième tour".

Questionnée sur son absence à Bordeaux mercredi au côté de son compagnon, le Premier secrétaire du PS, François Hollande, lors du lancement de la campagne pour les législatives du parti, Ségolène Royal a répondu qu'elle n'est pas "une machine".

"Quand un sportif fait les JO, il se repose plusieurs mois, moi je n'ai pris que quelques jours de repos", a-t-elle ajouté.

Son ancien adversaire pour la candidature présidentielle du parti Laurent Fabius abonde un peu dans le même sens et lance ce qu'il appelle "un coup de gueule" dans les colonnes du Journal du Dimanche.

"Partout, je sens monter chez nos concitoyens, et d'abord chez ceux qui ont le coeur à gauche, de l'exaspération et même une certaine colère", dit-il.

"A quinze jours des législatives, ils nous demandent avec force deux choses : pas de divisions mais de l'unité : pas de défaitisme mais de la combativité", ajoute l'ancien Premier ministre de François Mitterrand.

"Les Français n'ont que faire des querelles internes du PS et des positionnements", poursuit Laurent Fabius.

Dans la matinée, Ségolène Royal avait parcouru les marchés romanesques à Saintes (Charente-Maritime), puis pris un instant symboliquement la barre du chalutier "Entre les deux tours" faisant le tour du port de La Rochelle.

Ségolène Royal devait ensuite visiter des entreprises de la ville bénéficiaires des bourses tremplins du Conseil régional de Poitou-Charente créées en 2004 et permettant d'aider à la création de sa propre activité.

26/05/2007 - 18h09 - © Reuters
http://www.lepoint.fr/content/france/article?id=185000
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Samedi 12 mai 2007
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Merci aux 16 762 électeurs et électrices Asniérois-es qui ont voté pour Ségolène Royal.


Avec 46,4% des voix pour la gauche nous sommes au-dessus de la moyenne départementale (44%). Le taux de participation est très fort dans tous les quartiers (85,86%). La gauche est en tête dans 12 bureaux de vote sur 34 (soit plus d'un 1/3). Ségolène Royal arrive première dans tous les bureaux des quartiers populaires. Du jamais vu sur Asnières.

(voir les résultats par bureaux de vote sur le site du PS Asniérois)

Ce résultat, malgré la déception de la défaite de Ségolène Royal, nous donne un puissant encouragement pour pousuivre notre travail de terrain et de fond.

Les forces du progrès et de la solidarité se sont mobilisées, puissantes, mais hélas pas encore assez pour  gagner.
L'aventure de Désirs d'Avenir continuera, avec vous et pour vous, autour de Ségolène Royal.

Rejoignez nous pour les batailles futures, nous serons plus forts !

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Mardi 6 mars 2007

Déjà plusieurs milliers de signataires se sont associés à ce texte.

"Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter (...)"

Le texte complet 

Signez cet appel en ligne

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Lundi 5 mars 2007
Parue dans Le Monde de ce lundi 5 mars, cette interview de Ségolène Royal nous brosse le portait d'une femme volontaire, indépendante, et qui ne se laissera pas prendre par la dérive monarchique élyséenne.
Les deux pieds sur terre, elle laboure la campagne présidentielle à son rythme, et sème méthodiquement ses idées.

Ségolène Royal : "Je ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français"

Extraits :

" Avec moi la politique ne sera plus jamais comme avant... "

Nous vivons une crise démocratique profonde. Je pense être la seule candidate à en avoir fait lucidement le constat, à m'être remise en cause sur la façon dont je faisais de la politique et dont doit se nouer le lien avec les électeurs. Les Français sont prêts à venir voter une fois de plus - une dernière fois, j'allais dire. Ils doutent du système politique et en même temps ils ont tellement envie d'y croire, tellement besoin de son efficacité, de sa capacité à sortir la France de son état de déprime. Je veux fonder mon mandat sur le principe de responsabilité.(...)

En concevant le pouvoir comme un mandat. Et en faisant de mon pacte présidentiel la traduction de cette volonté. Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d'argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. J'ai horreur des gaspillages et du temps perdu. Je n'ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français. Je suis d'une indépendance d'esprit totale. Et si je respecte le Parti socialiste, auquel je suis fière d'appartenir, je suis suffisamment autonome pour ne me laisser enfermer dans aucun dogme, comme je l'ai maintes fois prouvé.

Le pacte présidentiel est neuf et tire les enseignements du passé. Par exemple, la réconciliation des Français avec les entreprises. Ou l'urgente nécessité d'insuffler à notre pays le sens des compromis sociaux, à partir d'un syndicalisme puissant et rénové. Il est temps que la France sorte des logiques d'affrontement pour aller vers des logiques de dialogue et construise des cercles vertueux. A chaque fois qu'on défend les droits, il faut rappeler les devoirs et construire une société solidaire qui est le contraire de l'assistanat. A chaque fois que l'on veut distribuer, il faut dire comment produire plus et mieux. Il faut investir dans la qualité du travail pour en donner à plus de salariés.

Quelles seraient vos premières mesures dans les cent jours de votre arrivée au pouvoir ?

La bataille pour l'emploi des jeunes sera ma première priorité. En aidant les petites et moyennes entreprises (PME) à les recruter. Je lancerai tout de suite les emplois-tremplins. Je dispose d'un levier majeur, les régions, qui se sont déjà mobilisées : parmi les candidats, je suis la seule à proposer de les faire avancer dans le même sens que l'Etat. Les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises seront redéployés, pour supprimer les effets d'aubaine et les concentrer sur les PME qui innovent et qui exportent.

Le deuxième acte, pour relancer l'activité par le pouvoir d'achat, sera la convocation immédiate de la conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux : hausse du smic, relèvement des bas salaires avec le souci de ne pas écraser l'échelle des salaires. J'ai entendu les inquiétudes des salariés juste au-dessus du smic qui doivent aussi avancer. Les petites retraites seront revalorisées. Un état des lieux sera fait sur la dégradation du système de santé.

Le troisième concernera la préparation de la rentrée scolaire. Le rétablissement des emplois qui ont été supprimés dans l'éducation nationale permettra de diminuer le nombre d'élèves par classes et d'autoriser des expérimentations pédagogiques pour prendre en charge les élèves les plus difficiles. La culture fera une entrée massive à l'école. Sur tout cela, l'organisation d'Etats généraux en définira les contours avec les enseignants, auxquels je garantirai la reconnaissance de la Nation.

L'excellence environnementale se traduira par le moratoire immédiat des OGM en plein champ, des incitations fiscales aux particuliers pour les énergies renouvelables et des actions énergiques contre la pollution de l'eau. Enfin, le premier texte de loi sera la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes.

La réforme institutionnelle - limitation du cumul des mandats, réforme du Sénat, suppression du 49-3, introduction d'une part de proportionnelle, jurys citoyens, place de l'opposition - sera soumise aux Français à l'automne par voie référendaire.

Demanderez-vous le remboursement des aides publiques aux actionnaires privés d'Airbus qui se désengagent comme Lagardère ?

Oui, si un profit spéculatif a été enregistré juste avant que ne soient révélées les difficultés de l'entreprise. Il faut aussi repenser la question du comportement des dirigeants, en particulier au regard de leur rémunération et des conditions dans lesquelles ils partent après avoir échoué. Il y a des pratiques qui nourrissent une colère sociale profonde et légitime.

Propos recueillis par Arnaud Leparmentier, Isabelle Mandraud et Caroline Monnot
© Le Monde
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