Dimanche 3 décembre 2006

Les syndicats donnent une image vieux jeu, rétrograde, voire de repaire de « tire au flanc ». Leurs militants vieillissent et peinent à se renouveler.

En face, les salariés ont une attitude individualiste, « prudente » et consumériste du syndicalisme. Par peur d’être repérés par la Direction - et assimilés soit à des fauteurs de trouble, soit à des fainéants - ils n’osent pas se syndiquer. Ils ne perçoivent pas l’intérêt de payer une cotisation pour n’en retirer aucun avantage (sauf dans le cas où ils rencontrent une situation professionnelle difficile et souhaitent être défendus) ; ils sont simplement des consommateurs (parfois très exigeants) des activités du Comité d’Entreprise. Les jeunes ne conçoivent pas de faire toute leur carrière dans la même entreprise et par conséquent l’investissement personnel est minime.

L’utilité des syndicats, de l’action collective n’est pas perçue de manière évidente (sauf lorsqu’elle sert à protéger un salarié, cf statut des élus empêchant de les licencier, on cite aussi l’exemple de l’avancement meilleur pour les salariés syndiqués dans certaines entreprises).

Le patron passe parfois au-dessus des syndicats pour négocier directement avec les salariés pris individuellement. C’est la conscience que le rapport de force existe ou pas dans l’entreprise : le patron est conscient de la capacité/incapacité réelle d’action et de mobilisation par les syndicats. C’est aussi la négation du rôle de médiation des syndicats.

Dans certains pays nordiques, les avantages négociés par les syndicats ne bénéficient qu’à leurs adhérents, en France ils s’appliquent à tous.

Les couleurs politiques attachées aux principaux syndicats peuvent gêner certains.

Enfin, il faut reconnaître que la lutte des classes n’est plus mobilisatrice des grands débats car le monde a changé. Notamment, la forme nouvelle que prend la mondialisation libérale, avec la délocalisation des services immatériels (ex : assistance téléphonique délocalisée de France vers le Maroc ou l’Inde) devra être prise en compte dans notre réflexion. Quelle est la plus value du syndicat dans ce contexte de mondialisation ?

Quelle est notre vision de la démocratie sociale, quel rôle souhaiterons-nous donner aux syndicats ?

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Dimanche 3 décembre 2006
Au cours de deux débats participatifs, nous avons débattus sur le thème : "Comment donner envie à tous les salariés d’adhérer à un syndicat ?". François Versele nous a fait partager son expérience d’élu CFDT dans une grande entreprise privée qui compte 5 à 8% de syndiqués. Alexis Maccani (DA Puteaux) nous a également apporté sa contribution active.

D’une manière générale, nous souhaitons unanimement une forte recomposition du paysage syndical pour trouver un rapport de force plus favorable aux salariés.

Faut-il tout casser, faire sauter les structures, détruire les syndicats, pour en créer de nouveaux, plus diversifiés ?

Mais quel serait pour l’Etat le levier d’une telle réforme radicale, face au conservatisme des « baronnies » syndicales ?

Le Projet des socialistes prévoit une représentation des salariés dans les instances de direction de toutes les entreprises (ex : Conseil d’Administration), ce qui serait un progrès, mais il ne faut pas oublier que certaines formes juridiques d’entreprises ne possèdent pas de Conseil d’Administration.



Afin d'élargir le débat aux internautes, nous livrerons progressivement 6 pistes de réflexions. Nous vous invitons bien sûr à nous donner vos points de vus et à faire vivre le débat!

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Dimanche 3 décembre 2006
Emouvante image de Ségolène avec Amine Gemayel, ancien président du Liban dont le fils, ministre de l'Industrie, a été assassiné le 21 novembre. "Le progrès du monde a besoin d'un Liban réconcilié avec lui-même, de son rayonnement et de son incomparable culture", a-t-elle déclaré.
Elle a assuré que "la France fera tout ce qu'elle peut auprès du Liban pour permettre que se lève cette espérance". Amine Gemayel a remercié l'élue française "du fond du coeur".  Evoquant François Mitterrand et Jacques Chirac, il a rappelé "l'amitié ancestrale" entre le Liban et la France.


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Dimanche 3 décembre 2006
Toute la presse raille le pétard mouillé du Ministre de l'Intérieur : l'annonce de sa candidature fait un bide. Comme si personne ne s'était aperçu qu'il est candidat depuis 4 ans ! Comme disait Libé, le vrai coup médiatique aurait été d'annoncer qu'il n'est pas candidat... mais non. Il semble bien que la chance soit en train de se détourner du petit Nicolas. Dans le baromètre TNS Sofres à paraître dans le Figaro Magazine, il perd deux points, alors que Ségolène Royal en gagne six.
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Mardi 28 novembre 2006
Face à la politique ultra libérale, socialement injuste et inefficace du gouvernement Chirac - Villepin - Sarkozy, face au délitement de la République, nous n’avons pas d’autre choix que de gagner en 2007.

Pour cela, nous avons élaboré collectivement, puis adopté massivement le Projet des socialistes. Il est notre Projet à tous. Il nous faut maintenant choisir la personnalité qui incarnera ce Projet, et qui sera capable de rassembler, et de mobiliser largement en créant une vraie dynamique de victoire.

Ségolène Royal suscite une véritable adhésion, car elle incarne à la fois l’expérience et l’espérance. Elle a été plusieurs fois ministre (Enseignement scolaire, Famille, Environnement), elle est députée depuis 1988, et elle dirige la Région Poitou-Charentes depuis 2004, région qu’elle a brillamment conquise en battant l’équipe sortante de Raffarin. Par son style et par sa méthode, elle apporte un renouveau porteur d’espoir. Elle veut remettre le peuple au coeur du projet politique. Parce que les Français ne croient plus aux promesses sans lendemain, il nous faudra aller au contact des quartiers populaires, être à l’écoute des préoccupations réelles des citoyens : emploi, pouvoir d’achat, éducation, justice, sécurité... Regarder le réel avec nos valeurs de gauche, et mettre fin au règne de la langue de bois et de la technocratie. L’appel au débat, la forme participative qu’elle souhaite donner à la campagne, permettront à chaque citoyen de se saisir de notre Projet, et de créer un large rassemblement pour gagner.

Autour de Ségolène Royal, une équipe s’est mise en place : au PS, des hommes et des femmes issus de toutes les sensibilités ; en dehors, 250 personnalités ressources, apportant leurs compétences pointues ; près de 500 « Comités locaux », espaces privilégiés de débat et d’échange au contact direct de la réalité ; et le site desirsdavenir.org, véritable réservoir à idées, qui a reçu plus de 8 millions de visiteurs, auteurs de 35 000 contributions sur tous les sujets... L’intelligence collective est en marche.

 Ségolène Royal se situe dans la lignée de Léon Blum, Jean Jaurès, François Mitterrand, tout en ayant conscience que le monde a changé. La politique ne peut plus être pensée comme en 1981 ou 1997. Profondément attachée à la rénovation de notre République, Ségolène Royal appelle de ses voeux la « révolution démocratique », qui rénovera la démocratie représentative et instaurera une vraie démocratie participative.

L’Europe sera l’un des thèmes de cette campagne, car la prochaine présidence européenne reviendra à la France en 2008. Ségolène Royal a analysé et intégré le vote NON des Français. Elle souhaite redonner envie d’Europe, retrouver le « grand dessein » européen, qui s’est aujourd’hui perdu dans un « grand marché ». Les chantiers fondamentaux que la France devra mener dans l’Europe de demain seront autour de la recherche et de l’innovation, et du développement durable. L’enjeu de la fin du pétrole créera un bouleversement économique, et la mondialisation économique sera totalement transformée. Si les Françaises et les Français ont confiance en eux, en leurs atouts, ces nouvelles échéances constitueront de nouvelles opportunités de développement pour tous.

Enfin, qu’est-ce que l’ « ordre juste » ? Les plus grandes lois sociales sont des lois d’ordre juste : adoptées par la France depuis 1789 pour mettre fin aux désordres insupportables causés par la Révolution industrielle et le libéralisme sans contrôle (Lois sur le temps de travail (40, 39, 35 heures), sur le travail des enfants, sur les congés payés, sur la Sécurité Sociale, sur les retraites, etc… Ce sont des lois qui ont visé à instaurer un ordre juste en mettant fin à des désordres sociaux  injustes nés de l’arbitraire libéral et de la violence économique. Plaider pour un ordre juste, c’est être profondément de gauche. L’ordre n’est pas conservateur - donc de droite, par nature : il peut être facteur de progrès - donc de gauche. C’est dans ce sillon que se situe Ségolène Royal.

La candidature soutenue par le Parti Socialiste devra être incontestable, et l’emporter en interne de manière claire et nette. Elle devra rassembler un maximum de militants, de militantes, de citoyens et de citoyennes, pour donner un véritable élan à la victoire, et pouvoir gouverner ensuite durablement.

Pour nous, ce sera Ségolène Royal.
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